Réduire facilement ses déchets… Lors du démaquillage !

Réduire ses déchets ce n’est pas si compliqué que cela en a l’air, il suffit de s’attaquer progressivement à nos « habitudes », les décortiquer, les comprendre, les modifier.Comment se démaquiller de façon la plus naturelle possible ? Avec le moins de produits et de la façon la plus responsable et respectueuse possible ? Il existe plusieurs méthodes mais je voulais vous présenter aujourd’hui la mienne.

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Ca faisait un bout de temps que cela me trottait dans la tête et il y a quelques mois, j’ai décidé de prendre ma consommation de cotons à démaquiller à bras le corps ! Si vous vous posez encore quelques questions, n’êtes pas trop sûre, vous demandez si ça va vraiment changer quelque chose… Voici quelques chiffres trouvés sur le blog d’AntigoneXXI qui vous aideront certainement à sauter le pas (et il est vraiment pas compliqué, celui là :)):

860 kg de coton par seconde, soit 27 millions de tonnes par an, sont produits dans le monde

1 T-shirt, c’est 25 000 L. d’eau, 5.2 kg de CO2 et 140 g de produits chimiques nécessaires à sa fabrication

1 million de cas d’intoxication et 22 000 morts par an parmi les personnes employées dans la culture du coton

la culture du coton utilise 25% des pesticides consommés dans le monde…

et nécessite 30 traitements chimiques par an

pour seulement 2.5% des terres cultivées sur la planète

 

Alors ok, mes cotons de jadis étaient en coton bio mais ce n’était pas assez. La production de cette matière première est très gourmande en eau, utilisant le plus de pesticides et d’insecticides au monde, et est catastrophique pour l’environnement. Consoglobe a évalué la consommation de disques à démaquiller moyenne pour une femme : environ 6 par jour (cela varie selon l’intensité du maquillage, des produits maquillants et démaquillants), soit 180 par mois, soit 2 160 cotons par an. Ce qui est formidable, c’est qu’y remédier n’est pas si compliqué que cela. J’utilise aujourd’hui deux alternatives qui me conviennent parfaitement, et même si je n’ai pas éliminés les cotons à 100% (je n’ai toujours pas trouvé d’alternative pour le dissolvant, sachant que je ne suis pas très fan du pot en mousse imbibée), un paquet de cotons me dure des mois. 

1 ère alternative : J’utilise de l’huile de coco, une noisette que je fais fondre au creux de ma main. Je l’applique sur les yeux et ça dégomme littéralement tout mon make up en un temps record. Même le water-proof ne lui résiste pas ! Je passe ensuite mon coton sous un peu d’eau chaude, une fois imbibé, je viens retirer l’huile pleine de maquillage. Après chaque utilisation, je les rince bien histoire d’enlever le maximum des résidus. Quand mes cotons sont sales (environ 5/6 utilisations), je les glisse avec mon linge en machine et ils ressortent comme neufs.

On peut bien évidemment aussi les utiliser comme des cotons classiques pour appliquer ses hydrolats ou lotions.

2 ème alternative :

J’utilise une mousse nettoyante bio et non testée sur les animaux pour le visage qui contribue également à l’élimination du maquillage. Je combine nettoyage + démaquillant et le tout se rince à l’eau. Ça parait tout bête mais plus de démaquillant/lotions/tonique = plus de cotons ! Alors comme on transitionne, on est tolérant : oui ce n’est pas du zéro déchet, on est bien d’accord, mais cela permet de réduire ma production de déchet 🙂

 

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Le prix ? En cherchant  sur Google, ça va de 4.40€ les trois à 14.90 le lot de 10. J’en ai vu ce week-end à la Biocoop d’Avignon pour environ 5€ les trois ou quatre. La durée de vie de ces disques réutilisables étant de plusieurs années, on s’y retrouve niveau budget !

Pour les plus motivées et à l’aise avec l’amie Singer, vous pouvez même les confectionner, il y a quelques tutos (genre ici : Tuto disques à démaquiller d’AntigoneXXI).

&toi, ton avis ? Tu en utilises déjà ? Tu as envie d’en utiliser ? Des questions ? 

Sur ce, à très vite, soyez heureux ♥

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Améliorer son impact ecofriendly #1 : 10 gestes

Réduire son impact environnemental ne demande pas tant d’efforts que cela et avant d’arriver au zéro-déchet, il y a quelques étapes transitoires très faciles à adopter et qui permettent déjà une nette amélioration en terme de consommation responsable.

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♥ Cup, cotons lavables et brosse à dents interchangeable ♥

Aujourd’hui, parlons de l’endroit que je préfère tant c’est facile d’améliorer sa consommation : la salle de bain. Je vous propose donc dix gestes ultra simple pour être plus eco-friendly.

  1. Remplacer son gel douche par un savon solide
  2. Remplacer son shampoing par un shampoing solide
  3. Remplacer son tube de dentifrice par un dentifrice solide
  4. Remplacer ses cotons jetables par des cotons lavables
  5. Remplacer sa brosse à dents en plastique par une brosse à dents en bambou compostable ou une brosse à dent durable dont l’embout est remplaçable
  6. Utiliser des brosses nettoyantes manuelles plutôt qu’une brosse électrique
  7. Remplacer son gommage industriel par de l’huile de coco et du bicarbonate de soude, ou du marc de café, ou de l’huile d’olive et un peu de sucre
  8. Remplacer le shampoing sec en bombe par un shampoing sec en poudre
  9. Remplacer son déo par un mélange maison à base d’huile de coco/bicarbonate de soude/quelques gouttes d’huile essentielle
  10. Troquer ses bandes ou pot de cire par une préparation maison, qui se conserve deux mois au frigo : la pâte à sucre (la recette de préparation ici)

 

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  1. On remplace ses protections hygiéniques par une coupe menstruelle
  2. On achète du papier toilette recyclé
  3. On ne nettoie pas ses toilettes avec du Canard WC mais avec du vinaigre blanc et du citron
  4. On utilise une goutte d’huile essentielle pour désodoriser ou une petite coupelle avec un fond de bicarbonate de soude
  5. On place une bouteille d’eau d’un litre dans le réservoir de la chasse d’eau. Ainsi lorsque celle-ci se re-remplit on économise un litre d’eau potable pour évacuer un pipi
  6. On peut envisager de ne tirer qu’une chasse d’eau tous les deux passages aux toilettes

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Astuce #1 : Kit de survie zéro déchet portatif

Quand on essaie de réduire ses déchets, il y a ce que l’on fait chez soi (réduction des produits utilisés, réutilisation, recyclage,…) et ce que l’on fait en dehors de chez soi. Et là, y’a plutôt pas mal de boulot.

Effectivement, le geste basique, c’est d’avoir des sacs en toiles ou sacs réutilisables lorsque l’on fait ses courses. Mais depuis que je prête plus attention à mes achats et leur conditionnement, je me suis rendue compte qu’il y avait de nombreuses situations quotidiennes hors « courses » où l’on me proposait un sac ou un médium (une paille, une touillette en plastique dans ton café, des couverts en plastique pour manger ta tarte…) et que sans mon kit, j’étais souvent prise au dépourvu !

C’est pourtant très simple, j’ai identifié plusieurs moments où j’étais contrainte de prendre un emballage/objet qui ne m’intéressait pas et je me suis confectionnée mon petit kit que j’ai toujours sur moi.

  • Trois sacs en papier récupérés après avoir acheté en vrac au magasin (deux petits un gros)
  • Une fourchette en plastique récupérée après qu’on me l’ai donnée dans un café
  • Un opinel
  • Un sac en toile de taille moyenne

kit de survie zero dechet

Ce petit kit me permet de ne pas utiliser de sacs plastiques lorsque je vais au marché ou chez le primeur (ou en supermarché si il y a achat de fruits ou légumes), de ne pas utiliser un sac papier inutile de plus lorsque je vais à la boulangerie, de ne pas utiliser de couverts jetables lorsque je déjeune dans une cantine qui ne propose QUE des fourchettes et couteaux en plastiques.

Rédiger cet article me permet de constater que je vais y ajouter une serviette en tissu pour pallier à l’utilisation de tonnes de serviettes en papier quand je suis à l’extérieur. J’en ai d’ailleurs une magnifique ramené de Bali, ce sera l’occasion 🙂

En deçà, j’ai aussi quasiment toujours sur moi ma gourde pour éviter d’avoir à acheter des bouteilles d’eau en plastique. Quand c’est le cas pour x raisons, je garde cette bouteille le plus longtemps possible en la réutilisant. Ensuite, quand j’y pense, et ce n’est pas évident, je demande ma boisson sans paille au café/bar, je refuse le mini sac plastique donné d’office en pharmacie et celui donné lorsque l’on achète des vêtements.

Lorsque l’on est fumeur, avoir un cendrier de poche (ça peut être une boîte d’allumettes vides par exemple) pour stocker les mégots puis les jeter à la poubelle permet aussi d’éviter que le mégot ne se décompose dans le sol et ne vienne polluer terres et nappes phréatiques.

On trouve également dans ma pochette un petit contenant dans lequel je met de l’huile de coco et qui me permet d’avoir de quoi hydrater mes lèvres, mes mains, mon corps et éventuellement du démaquillant si besoin est ! Ça m’évite de me balader avec douze tubes différents et quand il se vide, il me suffit de remettre une cuillère d’huile à la maison 🙂

Cette démarche est super simple, pas contraignante, ne prend que très peu de place et permet de limiter drastiquement son impact environnemental à l’extérieur ! Si vous avez d’autres astuces, je suis preneuse !!

Ma vie, mes cheveux au naturel : routine capillaire

Depuis août, pas une semaine ne se passe sans qu’une copine me demande « et là… Depuis combien de temps tu ne t’es pas lavé les cheveux ?? ». En effet, le bon air Asiatique a fait beaucoup de bien à ma chevelure. Etant déjà passé à une routine plus naturelle il y a à peu près deux ans, cela fait quelques mois que je « pousse » un peu plus ma démarche en restant de plus en plus longtemps sans faire de shampoing, et les résultats sont très étonnants !

J’ai les cheveux assez fins et pas très nombreux, sans volume particulier, pas de boucles, pas de trucs un peu fifous. Je les ai beaucoup lissés, beaucoup séchés, beaucoup colorés (rouge, violet, orange, rose, brun… Salut l’arc en ciel), beaucoup atebassés, parfois dreadés.. Bref, ils ont pris cher. Lire la suite

La brosse à dents un peu plus durable

Aujourd’hui je suis ravie de partager avec vous ma « trouvaille » de ce week-end. La brosse à dents, toute de plastique et nylon dont on se débarrasse tous les deux/trois mois a souvent suscité en moi quelques questionnements. Comment la remplacer et ce, sans me ruiner…? A chaque changement de brosse, j’ai quelques scrupules à la mettre simplement à la poubelle et à l’imaginer pourrir quelques centaines d’années, contre vents et marées au milieu d’une décharge.

C’est à peu près 4,9 milliards de brosse à dents qui finissent dans les océans chaque année. Alors les gars, j’pense que ça pas nous coûter un effort sur-humain de contribuer à améliorer les choses et à réduire ce nombre effarant. Lire la suite

Mieux que le Nut***a !

 

Je ne suis pas une très grande consommatrice de pâte à tartiner à la noisette mais ma soeur si (bon je ne refuse pas une p’tite tartine quand l’occasion se présente, on est bien d’accord !). Mais surtout, elle fait partie de ces inconditionnels qui ne jurent que par le grand Nut***a. Rien n’égale jamais le goût ou la texture de ce dernier, hors de question de parler sous-marques ou équivalent bio : c’est niet !

Sauf qu’entre le reportage de « Cash Investigation » sur l’industrie (le lobbying ?…) du sucre qui m’avait clairement hérissé les poils et m’a motivé à réduire au maximum (boycotter ?) les produits transformés, appauvris et blindés de sucre des grands groupes de l’industrie agro-alimentaire… Et clairement le problème éthique et environnemental causé par la culture d’huile de palme (non Fer***ro, tu ne m’auras pas avec ton huile de palme « bio »…), il m’est physiquement impossible d’acheter/consommer du Nut’. Lire la suite