Etre sportive ou ne pas être ?

bonjour

Ma relation avec le sport est très étonnante. Bien qu’ayant toujours aimé la danse, quand j’étais plus jeune, j’étais dans la case des « non sportives« . Je n’aimais pas le sport. Tout du moins le sport au collège et mes parents ne m’ont jamais poussée particulièrement à pratiquer un sport (même si je suis sûre que j’aurais adoré le saut en hauteur, passons :D).

Comme lorsque l’on est plus jeune, on se doit de rentrer dans un moule, l’absence d’activité fait partie de ta construction identitaire et là bim, tu fais partie des allergiques à l’E.P.S.  Avec du recul, aujourd’hui à 25 ans, je me rends compte à quel point c’est dommage. Certainement grâce à la démocratisation du sport via les blogs, YouTube et Insta, aujourd’hui être sportive ne veut pas dire faire des marathons et des compets tous les week ends et passer tes vacances entre randonnées de l’extrême et canyoning en Ardèche, ça veut aussi dire prendre plaisir à effectuer un effort hors du quotidien, à sentir son corps s’endurcir et se renforcer, se sentir en bonne santé et dynamique.

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Qualité un peu nullos, je me remets au dessin après des années !

Ca va peut-être prendre une plombe mais j’avais envie de raconter mon parcours. Il y a trois ans et quelques, comme tous les ans ma résolution c’était : je veux perdre mon putain de bourrelet de ventre (je vous rassure, alerte spoil, je l’ai toujours). Epaulée par mes premiers amis vraiment sportifs et cherbourgeois, je commencais à courir un poil (asthmatiiiiique) et à faire un peu de renforcement musculaire. Je suis allée à la piscine une fois (wouhou). C’était sympa mais sporadique. Et puis est entré dans ma vie mon poussin chéri, un chouilla très très sportif et attentionné envers son petit corps. Petit à petit, il m’a motivée à me bouger les fesses et m’a emmenée courir (o.m.g.)(avec ventoline), et j’ai commencé à aimer ça. Poussant le vice jusqu’à prendre l’initiative de courir seule. Mais encore une fois, rien de foudroyant. Je commence seulement à prendre conscience de mon corps, de ce que je mets dedans (nourriture = carburant de ton body = moi un peu encrassé), de notre relation (à mon corps et moi hein, pas poussin).

Malheureusement, je suis quelqu’un de très… J’ai du mal à garder des objectifs sur la longueur, je passe vite à autre chose. Je préviens de suite, mon histoire n’est pas le résumé d’une vie à la Kayla Itsines, genre j’ai perdu 27 kg en deux jours, j’ai un six pack et des des fesses de malade mental, bonjour je suis devenue coach sportif et égérie baie de goji. No, no, no. Je suis encore sur le chemin de la réconciliation corporelle. Lors de ma première année à Aix, je me suis inscrite à la Zumba et à la salle de sport et me suis rendue à beaucoup de cours, j’ai adoré ça. La zumba m’a conquise au premier regard, le mélange danse et fitness, l’ambiance sympa, c’était un bon début ! & puis je me suis laissée submergée par les cours, le M1 était super intense vers la fin, je déménageais encore une fois, j’ai passé plusieurs mois en transition, adios le schport !

Les mois passent, Berlin s’efface, je suis de retour à Aix pour mon année de M2, location d’appart hors centre ville, achat de vélo (Aix est une ville fort fort en pente F.Y.I.), l’année commence bien. Et là, comme une attardée, c’est en M2 que je découvre le C.S.U. aka, centre sportif universaitaire. Le sport quasi gratuit, toussa. J’avais envie de mourir de colère envers moi même mais bon, mieux vaut tard que jamais ! Je me suis donc inscrite au Yoga que j’ai pratiqué quasi trois heures par semaine d’octobre à janvier (après je repartais encoooore), et cela m’a fait beaucoup beaucoup de bien. J’en ferais un article à part entière. Dans la foulée j’étais tout le temps sur mon vélo et j’ai appris à nager. Et oui, la mamie en brasse c’était moi !! Pendant plusieurs semaines, Poussin m’a appris le crawl, je suis allée à la piscine environ trois fois par semaine pendant plusieurs mois, je me suis beaucoup entrainée et j’ai littéralement adoré ça. La piscine ça a été ma véritable révélation de l’année dernière : je suis bien dans l’eau, j’adore cette sensation de glisser, je déconnecte, la couleur de l’eau m’apaise…

Courage c’est presque fini !

Comme d’habitude au mois de février j’ai déménagé et je suis partie faire mon stage de fin d’études à Bali. Alors on va faire l’impasse sur la vie de rêve sous les cocotiers, clairement quand tu es là bas, tu ne bouges jamais ton ***. Toujours sur ton scoot, l’absence de trottoir, de vélos ou de transports en communs tu te le prends dans le gras de la cuisse directos. J’ai bien senti ma pauvre masse musculaire fondre comme neige au soleil, et ma masse graisseuse reprendre du poil de la bête. Petit hic, quand tu passes tous tes week ends en maillot, ton corps, tu ne peux pas l’esquiver. Tu l’as sous les yeux et exposé en quasi permanence. Ce qui est dur c’est que depuis quelques temps je me sens tonique, dynamique et « sportive » et pourtant, ce n’est pas l’image que mon corps reflète, je suis « normale » mais tendance un peu bibendum du bide.

De fil en aiguille je me suis intéressée aux vidéos et diverses apps de fitness à la maison, me permettant de m’entraîner un peu pour conserver la forme que j’avais acquise les mois passés. Je suis tombée sur le programme de la Youtubeuse SissyMUA « Bikini avec Sissy » et je me suis lancée. Trois entrainements de 40mn à 1h par semaine, je les faisais le matin, tranquillement avant de commencer ma journée. Et en à peine deux semaines, je sentais mon dos et ma ceinture abdominale renforcés, je me sentais tellement bien ! J‘ai fini le programme d’un mois, trop heureuse d’avoir accompli et bouclé un truc !

évolution

Raffermie, affinée, plus tonique… Un bon début !

Et puis je suis partie en backpacking en Asie du Sud Est pendant un mois et là… Dur dur de garder le rythme, on a du faire deux ou trois sessions sur le mois. Retour en France, un peu déprimée, je reprends la course à pied, le vélo, et j’attaque le Bikini avec Sissy numéro 2. Et là, programme super dur, j’ai du mal à tenir, les séances m’explosent littéralement la gueule. Je décide de reprendre le programme 1 mais je connais les vidéos par coeur et en fait ça me soule. En gros depuis que je suis rentrée je fais un peu de piscine, vite fait de la course à pied (vraiment vite fait) et j’avais abandonné le renforcement musculaire.

Le fait est que depuis septembre j’oscille entre deux maisons, je suis un peu à droite et à gauche, je cherche du boulot donc je n’ai pas de planning fortement établi avec beaucoup d’impératifs et je me suis rendue compte que sans cadre, je ne suis rien ! Ce week end j’ai découvert les FitnessMaster Class de Lucille Woodward et j’ai adoré. Mon corps a adoré et il en redemande. J’avais besoin de voir une nouvelle « coach« , de me laisser guider à travers une séance sans connaître exactement ce qui va suivre et de prendre du plaisir à nouveau ! Rien n’est joué mais je me sens plus motivée que jamais et ça fait du bien.

Je sens que ça impacte sur ma détermination à construire mon projet professionnel, à chercher du boulot, à prendre des décisions. Ce que j’aime avec le sport c’est que ça me challenge, je reprends confiance en moi, en mes capacités, je me rends compte que les limites sont souvent repoussables, que mon corps et mon mental sont intrinsèquement liés et que prendre soin de l’un fait du bien à l’autre. Et oui, quand je suis sportivement active, je mange mieux, je dors mieux, je suis moins fatiguée, je suis moins stressée…Ce n’est pas un mythe ! Je n’ai pas envie de me réveiller dans vingt ans avec un corps douloureux et faible, j’ai envie d’entretenir la machine, de la garder en bonne santé, tonique et pleine de vie !

Voilà, sur ce, j’ai une séance qui m’attend ! &vous ? Votre relation avec le sport ? Lequel pratiquez-vous, votre révélation, toussa toussa, dites moi tout 🙂

bisettes

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4 réflexions sur “Etre sportive ou ne pas être ?

  1. Les Flâneuses dit :

    J’ai moi aussi une relation yo-yo avec le sport ! J’ai trouvé ce qui fonctionne pour moi : en novembre j’ai pris un abonnement à la salle de sport, et on y va entre amis ! Ça motive et du coup je suis plus régulière 🙂 espérons que ça dure !

    Les Flâneuses ~Anaïs

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  2. Andréanne dit :

    Alors moi c’est complètement l’inverse! (ça va être un peu long aussi ahahah)
    Petite j’étais une machine! Je faisais du ski en compétition & j’aimais le rythme intensif de l’hiver, celui de l’entrainement dans le vent, dans la neige, les départs en course tout les dimanches à 6h du mat’… putain c’que j’aimais ça. Oh je dis pas, il m’arrivait de râler lors des prépas physique, d’avoir la flemme d’enquiller les kms en vélo, en rando, en course à pied… Mais au collège j’étais la fille qu’on choisissait en premier dans les équipes de sport, & au lycée la fille qui détenait le record au rameur & au 3×500. J’aimais pas mal ça aussi.
    Et puis j’ai commencé à perdre cette « hygiène de vie » en BTS (pour différentes raisons, mais j’vais éviter de déballer toute ma vie maintenant) & alors quand je suis partie en Suisse pour mes études d’archi… là, j’ai TOUT stoppé. Depuis je suis une grosse locque & j’ai du mal à reprendre. J’ai fait un peu de zumba, j’essaie de courir mais ça ne dure jamais plus de 5 mois!
    Bon j’me suis quand même fixé des objectifs : au printemps, me mettre au crossfit (j’ai encore 10 jours ahahhaah) & en septembre participer au semi-marathon de Montréal (AH AH AH.)

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