Mieux que le Nut***a !

 

Je ne suis pas une très grande consommatrice de pâte à tartiner à la noisette mais ma soeur si (bon je ne refuse pas une p’tite tartine quand l’occasion se présente, on est bien d’accord !). Mais surtout, elle fait partie de ces inconditionnels qui ne jurent que par le grand Nut***a. Rien n’égale jamais le goût ou la texture de ce dernier, hors de question de parler sous-marques ou équivalent bio : c’est niet !

Sauf qu’entre le reportage de « Cash Investigation » sur l’industrie (le lobbying ?…) du sucre qui m’avait clairement hérissé les poils et m’a motivé à réduire au maximum (boycotter ?) les produits transformés, appauvris et blindés de sucre des grands groupes de l’industrie agro-alimentaire… Et clairement le problème éthique et environnemental causé par la culture d’huile de palme (non Fer***ro, tu ne m’auras pas avec ton huile de palme « bio »…), il m’est physiquement impossible d’acheter/consommer du Nut’.

Petite parenthèse, voici un article plutôt bien fichu qui explique un peu la catastrophe provoquée par les pans entiers de forêts indonésiennes/malaisiennes brûlés/détruits afin d’y planter des palmiers mono-espèces pour produire cette huile végétale si peu chère et convoitée par nos grands groupes. 

Donc, ma soeur était à mes côtés quand on a vu ce reportage et a elle aussi, été pas mal retournée par ce qu’elle y a vu. Il y a quelques semaines, j’arpentais les rayons pâtes à tartiner d’un magasin bio à la quête du saint-graal et je suis tombée sur le « Nut & Bon » de Noiseraie productions. Je ne suis pas une grande spécialiste mais la compo me semble vraiment pas mal. Et le goût mes amis… Ma soeur a validé (!!!), et en plus de 20 ans d’existence, je ne l’ai jamais entendue valider une autre pâte à tartiner… Vous rendez-vous compte ?

Et le prix dans tout ça ? 4 € et quelques le pot de 220g, pour comparaison le Nutella est vendu aux alentours de 10.35€ le kilo, c’est donc à peu près deux fois plus cher. Ce qui m’amène à une réflexion sur le prix auquel nous payons nos biens de consommation, le prix affiché et le coût réel. Beaucoup brandiront l’argument du « c’est trop cher le bio et l’équitable ! », ils n’ont pas tout à fait tort, oui c’est souvent un peu plus cher.

Mais c’est cher par rapport à quoi ? Par rapport à l’idée que nous avons aujourd’hui de la valeur d’un produit. Parce qu’avec la grande distribution, les supermarchés discounts, les promos, les lots bradés et compagnie, on en oublie que derrière, il y a des humains qui travaillent pour produire ces articles. Que cela à un coût, de la matière première à la main d’oeuvre de production, il y a tout un circuit semé de personnes occupant des emplois. Qui pensent ces aliments, les cultivent, les préparent, les conditionnent, les transportent, les mettent en rayons… Ou des automates qui réduisent les coûts de production, suppriment des emplois et font baisser le prix final (entre autres, évidemment). Sauf qu’au final, nous avons la responsabilité de ce dans quoi l’on place notre argent, à qui nous le donnons ? Qui nous enrichissons ? Soutenir des entreprises éthiques, familiales, locales qui nous proposent des produits de qualité, se soucient de notre consommation, du bien-être de leurs employés, pour moi c’est important et ça a une valeur.

On peut acheter moins mais acheter mieux !

Je préfère acheter un petit pot de pâte à tartiner 4 € plutôt que deux fois sa quantité au même prix si le produit ne correspond pas à mes engagements citoyens. Quand j’investis 4 € en achetant par exemple du « Nut & Bon » (celui ci n’est qu’un prétexte à cette discussion, vous l’aurez compris), je n’achète pas seulement un consommable. Je finance une économie en laquelle je crois. 

Alors certes, cela demande un effort de réflexion, de recherche, il ne suffit pas de se laisser convaincre par les pubs que l’on voit entre deux émissions… Mais aujourd’hui plus que jamais on ne peut pas fermer les yeux, ne pas savoir que notre consommation à un impact sur l’économie, les emplois, l’environnement. On ne peut pas se plaindre que les salaires sont bas, que les emplois se font rares si l’on achète que des produits à bas coûts confectionnées par des machines ou une main d’oeuvre exploitées à l’étranger. On ne peut plus râler contre l’économie qui se pète la gueule si on refuse de payer le vrai prix de ce que l’on achète. Faire des bénéfices sur les économies d’échelles, la quantité au détriment de la qualité, tenir à la gorge les petits producteurs qui ont des contrats avec les grandes surfaces…

Repensons ensemble notre consommation !

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